Alimentation

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Les compléments alimentaires à base d’isoflavones de soja sont présentés comme des alternatives naturelles au traitement hormonal de la ménopause. Toutefois, leurs effets potentiels sur le risque de cancer du sein restent mal connus.

Lors de la consommation de glucides, le niveau d’insuline augmente, ce qui pourrait affecter le risque de cancer du sein. La consommation de fibres (composés glucidiques) peut également influencer le risque de cancer du sein, une influence qui pourrait varier selon le statut en récepteurs hormonaux du cancer du sein.

Novembre 2019 - Une émission radiophonique, « La méthode scientifique » animée par Nicolas Martin sur France Culture, a consacré une heure à discuter de sciences nutritionnelles. On y parle de l’étude E3N.
Il est aujourd’hui établi que la consommation de viandes rouges (bœuf, porc, agneau) et de charcuteries est associée à un risque accru de développer un cancer colorectal. Le responsable serait le fer contenu dans ces aliments, appelé fer héminique. D’autres éléments de l’alimentation peuvent-ils réduire ce risque ?

Des taux suffisants de vitamine D et de calcium réduisent le risque de cancer du côlon. L’étude EPIC rassemblant 500 000 hommes et femmes en Europe le démontre.

Depuis les premiers travaux américains laissant envisager un effet protecteur du calcium et de la vitamine D sur le risque de cancer colorectal, les études tant expérimentales qu'épidémiologiques se sont multipliées. Les possibilités offertes par une prévention bien acceptée et sans danger par le calcium sont en effet séduisantes. E3N s'est penché sur le sujet.

 

On sait déjà le risque de cancer colorectal augmenté par la consommation de viande rouge et de charcuterie, mais qu’en est-il de l’interaction avec d’autres aliments ? Les chercheurs de l’équipe E3N ont fait le point sur différents régimes alimentaires.

La consommation de viande rouge pourrait augmenter le risque de cancer colorectal ; la consommation de poisson le réduire. Pour le savoir, 478 040 hommes et femmes des 10 pays de la cohorte EPIC dont 1 329 cas de cancer colorectal ont été pris en compte dans une nouvelle analyse.

Les conclusions d'études prospectives menées en Finlande, en Suède et aux États-Unis, ne montrant aucun effet protecteur des fibres, avaient remis en cause les recommandations issues d'études plus anciennes préconisant l'augmentation de la consommation de fibres pour réduire le risque de cancer colorectal.

Une alimentation riche en antioxydants est associée à un risque plus faible de développer un diabète de type 2 dans la cohorte E3N. Ces molécules sont nombreuses dans les fruits, les légumes, le thé, le vin rouge et le chocolat noir.
Nos repas peuvent être définis en fonction de leur équilibre acido-basique.
Notre alimentation est riche en graisses très diverses. Existe-t-il un lien entre les acides gras qui les composent et la survenue de diabète de type 2 ?
Un volet exploré du questionnaire alimentaire E3N : la consommation de viande, volailles exclues, dans la cohorte.
La consommation de thé, de café et de chicorée de 69 532 femmes de la cohorte E3N a été étudiée. Sur les 59 222 buveuses de café, 61 % buvaient du café au petit déjeuner, 37 % le matin, 71 % au déjeuner, 24 % dans l’après-midi, 15 % au dîner et 6 % le soir.
Ajoutez-vous des sucrettes dans votre thé ou café ? Attention, leur consommation régulière est associée à la survenue du diabète de type 2 dans la cohorte E3N. Ce résultat incite à la modération quant à l'absorption d'édulcorants, présents aussi dans les sodas ''light''.
En 1993, les femmes E3N ont rempli un long questionnaire sur leur alimentation. Grâce à leurs réponses, l'équipe E3N a mis à jour des résultats parfois inattendus : les sodas « light » favoriseraient davantage le diabète que les boissons sucrées.
Les Françaises sont de plus en plus confrontées au risque de cancer du sein. Cette évolution est liée à notre mode de vie. L’alimentation jouerait aussi un rôle. Au Japon, elle serait en partie responsable de la forte augmentation des cas depuis les 50 dernières années, car l’alimentation s’occidentalise. La cohorte E3N a permis d’apporter sa pierre à l’édifice scientifique.
La consommation alimentaire de phyto-estrogènes pourrait avoir des effets sur le risque de cancer du sein. L’équipe E3N s’est penchée sur leur influence potentielle avant et après la ménopause.

Une consommation adéquate de folates semble être importante pour la prévention du cancer du sein. Cependant, l’effet des folates peut être influencé par des facteurs associés à leur métabolisme. L’équipe E3N a cherché à évaluer la consommation de folates en relation avec le risque de cancer du sein et a examiné si son influence pouvait être affectée par d’autres facteurs alimentaires.

Quel rôle jouent les différents types d’acides gras sur le développement du cancer du sein ? En utilisant les échantillons de sang collectés, l’équipe E3N a pu l’analyser.

 

L’alcool est aujourd’hui clairement identifié comme facteur de risque de cancer du sein.