L’équipe « Générations et santé »

Equipe_2018

Responsable : Gianluca Severi
Co-responsable : Marie-Christine Boutron-Ruault

L’équipe suit activement depuis 1990 la cohorte prospective française E3N, composée de 98 995 femmes, nées entre 1925 et 1950 et affiliées à la MGEN. Elle met aujourd’hui en place la grande cohorte familiale E3N-E4N, composée de 3 générations : les femmes de l’étude E3N et leurs conjoints (18 000 volontaires), leurs enfants (recrutement 2019) et leurs petits-enfants (recrutement 2020).

La cohorte familiale E3N-E4N rassemblera, d’ici 2021, 20 000 familles totalisant 200 000 personnes issues de trois générations successives.

Pour assurer le recrutement des volontaires et les fidéliser, pour acquérir et valider les données issues des questionnaires, pour faire des calculs statistiques et mener des recherches épidémiologiques de qualité, l’équipe "Générations et Santé" compte plus de 45 personnes aux métiers variés : chercheurs, data-managers, statisticiens, informaticiens, attachés de recherche clinique, communicants, gestionnaires, techniciens...

Organigramme_GenerationsSante_2019
Gianluca Severi, directeur de l'équipe "Générations et Santé"

GianlucaSeveriAxe de recherche principal : épigénétique

Après des études de physique, Gianluca Severi a débuté sa carrière en épidémiologie en 1995 au Centre de cancérologie local (IST Gênes, Italie) où il a participé à la création d'un registre régional du mésothéliome. Puis, il a travaillé à la Division d'épidémiologie et de biostatistiques de l'Institut européen d'oncologie (Milan, Italie) en tant que biostatisticien. Lors de ces premières années, il a mené des études sur l’évolution de la mortalité par cancer, ainsi que des études observationnelles pour améliorer l'efficacité des stratégies de prévention.

Lors de son doctorat à l’Université de Birmigham (Royaume-Uni), il s'est passionné pour l’utilisation de méthodes innovantes d’analyse de données biomédicales complexes afin de mieux comprendre pourquoi et comment les cancers se développent et évoluent. Pour poursuivre ces recherches et étudier les marqueurs moléculaires du risque dans le cadre de vastes études prospectives, il est parti travailler au Cancer Council Victoria (CCV, Melbourne, Australie). Pendant 10 ans, il y a mené des études qui ont contribué à identifier des facteurs génétiques clés qui augmentent le risque des cancers de la prostate et du sein.

En 2013, il rentre en Italie pour diriger l'Institut italien de médecine génomique (anciennement Human Genetics Foundation, HuGeF, basé à Turin), institut consacré à la recherche innovante et multidisciplinaire en génétique et épigénétique.

En 2015, il prend la tête de l'équipe "Générations et Santé" (Inserm, France). Il conduit des études sur les facteurs épigénétiques tels que la méthylation de l'ADN qui pourraient jouer un rôle médiateur de l'effet des expositions environnementales sur le risque de maladies chroniques comme le cancer. Il développe, au sein de la cohorte E3N et dans d'autres cohortes, un nouveau domaine de recherche : celui des empreintes moléculaires dans les tissus cancéreux dues à des expositions environnementales et au mode de vie qui joueraient un rôle dans le développement et la progression du cancer.

Marie-Christine Boutron-Ruault, directrice adjointe de l'équipe

BoutronRuaultMCAxe de recherche principal : épidémiologie nutritionnelle

Par sa formation initiale en médecine interne, le docteur Marie-Christine Boutron-Ruault a une approche multidisciplinaire des maladies et de la santé.

Sa recherche est animée par la volonté d’utiliser l’ensemble de ses compétences (en immunologie, pharmacologie, épidémiologie, nutrition, médecine interne, et hépato-gastroentérologie) pour étudier les facteurs de risque, en particulier nutritionnels, des grandes pathologies en tentant d’en comprendre les mécanismes physiopathologiques.

Elle mène, depuis le début de sa carrière en épidémiologie, des recherches sur le cancer, en particulier colorectal et du pancréas, et sur les maladies chroniques de l’intestin. Elle travaille aussi sur les maladies cardiovasculaires et cherche à établir un score de risque spécifique au « cœur de la femme ». Elle s’intéresse également aux maladies métaboliques et à l’influence du microbiote sur l’apparition de ces maladies. Le rôle que joue le microbiote sur notre état santé la passionne autant que celui de la nutrition.

Selon elle, l’épidémiologie nutritionnelle est une discipline incontournable qui donne un éclairage nouveau sur notre santé et permet de formuler des messages de prévention clairs.

https://www.universite-paris-saclay.fr/fr/actualite/marie-christine-boutron-ruault-une-approche-pragmatique-de-notre-sante