Cancer du sein : un sur deux serait évitable après la ménopause

Février 2016

Cancer-sein-Fournier

Une étude E3N publiée dans l’International Journal of Cancer suggère qu’après la ménopause, plus de la moitié des cancers du sein seraient attribuables à des facteurs comportementaux, et seraient donc évitables.
Manger sainement et équilibré, se limiter à un verre d'alcool par jour, surveiller son poids (IMC inférieur ou égal 25kg/m²) réduirait le risque de développer un cancer du sein de 53,5 % après la ménopause.

Mode de vie et risque de cancer

Septembre 2014

fruitsUne étude E3N a souligné que l’adhésion aux recommandations de santé publique a un impact bénéfique sur la survenue d’un cancer. Cinq recommandations de santé publique ont été considérées dans ce travail :

      • ne pas fumer
      • boire moins d’un verre d’alcool par jour
      • consommer au moins 5 fruits et légumes par jour
      • pratiquer au moins 5 h d’exercice physique modére ou 2,5 h d’exercice physique intense par semaine
      • avoir un indice de masse corporelle compris entre 18,5 et 25 kg/m²

L’après-traitement contre la ménopause : le sur-risque de cancer du sein persiste

Mai 2014

ComprimesDepuis une dizaine d’années, il est reconnu que certains traitements hormonaux de la ménopause (THM) estro-progestatifs sont associés à une augmentation du risque de cancer du sein. Des études ont néanmoins suggéré une atténuation rapide de ce sur-risque voire même sa disparition au bout de 2 à 5 ans si les patientes stoppaient leur traitement. Cependant, des questions demeurent sur cette atténuation, sur son lien avec la durée initiale du traitement et avec le type de molécules administrées. L’équipe E3N a étudié ces questions.

Les boissons light sont associées à une augmentation du risque de diabète de type 2

Février 2013

SodasAlors qu'il a été amplement démontré, principalement pour les populations des États-Unis, que les boissons sucrées sont associées à un risque accru de diabète de type 2, on connaît moins l'effet des boissons sucrées artificiellement : les boissons "light".

La relation entre la consommation de boissons sucrées "light" et "non-light" et le risque de diabète de type 2 a été établie à partir d'une analyse de la consommation des femmes E3N. Un total de 66 118 femmes E3N ont été suivies à partir de 1993 pendant 14 ans, et 1 369 nouveaux cas de diabète de type 2 ont été diagnostiqués au cours de ce suivi.

THM et cancer du sein : commencer tôt ne limite pas le risque

Septembre 2009

THMCommencer un traitement hormonal de la ménopause peu de temps après l’installation de la ménopause plutôt que quelques années plus tard ne limite pas le risque de cancer du sein.

Les traitements hormonaux de la ménopause (THM) estro-progestatifs ont été fortement remis en question en 2002 avec la publication d’un essai américain montrant qu’ils augmentaient le risque de cancer du sein et de maladies cardiovasculaires. Ces résultats ont entraîné une chute de l’utilisation des THM et de nouvelles recommandations de santé publique : en France, les indications des THM sont restreintes au traitement des troubles fonctionnels liés à la ménopause altérant la qualité de vie, et leur utilisation doit être la plus courte possible.

L’activité physique diminue le risque de cancer du sein

Janvier 2006

Activite physiqueD'après la littérature épidémiologique sur le sujet, la relation inverse entre activité physique et risque de cancer du sein peut être considérée comme établie. Cependant, il reste toujours à déterminer l'intensité, la fréquence, le type d'activité et les périodes de la vie pendant lesquelles l'activité physique confère une protection optimale.

Le lien entre des niveaux habituels d'activité physique et l'incidence de cancer du sein a été examiné chez 90 509 femmes de la cohorte E3N entre 1990 et 2002. Nous avons questionné les femmes sur leurs activités physiques : la distance quotidienne parcourue à pied, le nombre d'étages montés, le nombre d'heures consacrées à des sports pratiqués de façon intensive ou modérée, à une activité de loisir, à un grand ménage, etc.

Le risque de diabète dépendrait-il de notre groupe sanguin ?

Décembre 2014

Index glycemieExiste-t-il une relation entre le groupe sanguin et le risque de diabète de type 2 ? A en croire les résultats d’une étude E3N, les individus des groupes A, B et AB seraient en effet davantage concernés. L’équipe E3N a travaillé à partir des données 82 104 femmes. « Nous montrons pour la première fois que les femmes ayant le groupe sanguin O (environ 43 % des Français appartiennent à ce groupe) ont un risque moindre de développer un diabète de type 2 ».

Un lien possible entre nombre de grains de beauté et cancer du sein

Juin 2014

grain beauteLes naevi mélanocytaires ("grains de beauté") sont des tumeurs bénignes de la peau résultant de la prolifération des mélanocytes épidermiques. Ils apparaissent à la naissance ou plus tard au cours de la vie et plus fréquemment chez les individus à peaux claires que chez ceux à peaux foncées. Outre des facteurs génétiques, l'exposition au soleil durant l'enfance, les coups de soleil répétés, habiter dans des régions de faibles latitudes sont des facteurs d'environnement susceptibles de jouer un rôle important dans l'acquisition de naevi. Cependant, des facteurs hormonaux pourraient également avoir une influence car des pics d'apparition de naevi ont été observés au moment de la puberté ou pendant la grossesse.

Une alimentation acide augmente le risque de diabète de type 2

Novembre 2013

viande-rougeCette étude est la première a montré un lien entre l'acidité dans l’alimentation, c'est à dire une alimentation riche en protéines animales, et une augmentation significative du risque de diabète de type 2, indépendamment des autres facteurs de risque connus associés à ce type de diabète. 

Relation entre vitamine D et risque de cancer du sein

Septembre 2010

Vitamine DPlusieurs études ont montré que la vitamine D a un rôle bénéfique sur le cancer du sein. Synthétisée grâce à l’exposition solaire ou apportée via l’alimentation, la vitamine D subit plusieurs transformations dans l’organisme avant de développer des propriétés anticancéreuses. Elle est d’abord modifiée par le foie, sous le contrôle étroit du calcium et de certaines hormones, avant d’être transformée en une forme biologique active via le rein ou des tissus périphériques comme le sein. La vitamine D agit sur l’activité de plus de 200 gènes, dont certains sont impliqués dans le développement du cancer.

Risque de cancer du sein et acides gras trans : une influence manifeste

Avril 2008

ViennoiserieEn Europe de l’Ouest et en Amérique du Nord, les femmes présentent le taux d’incidence de cancer du sein le plus élevé au monde, un taux qui est également en forte augmentation au Japon, tandis que des taux très faibles sont observés en Afrique ou dans de nombreux pays d’Asie. Parmi divers facteurs susceptibles d’expliquer ces différences d’incidence se trouvent le type d’alimentation et la nature des graisses. Les acides gras trans, produits par l’hydrogénation d’huiles végétales, sont particulièrement suspectés.