Le cancer du sein et ses récepteurs hormonaux

seinLes cancers sont des maladies caractérisées par une multiplication cellulaire incontrôlée.

Deux tiers des cancers du sein mettent en jeu des cellules tumorales présentant dans leur noyau un grand nombre de récepteurs hormonaux. Lorsque des molécules d’œstrogène ou de progestérone se fixent sur ces récepteurs, les cellules cancéreuses sont stimulées et se multiplient.

D’autres cancers ne contiennent pas de récepteurs hormonaux. Les œstrogènes et la progestérone n’ont donc pas d’action sur leur multiplication, qui est induite par l’action de facteurs de croissance (protéines qui stimulent la multiplication cellulaire des tissus).

Cancer du sein et mesures anthropométriques

Le surpoids et ses variations pourraient avoir des effets sur la cancérogenèse mammaire. L'étude E3N s'est attachée à l'analyse du poids et de l'Indice de Masse Corporelle (IMC), deux indices de corpulence renseignés régulièrement sur dix ans.

L'activité physique diminue le risque de cancer du sein

D'après la littérature épidémiologique sur le sujet, la relation inverse entre activité physique et risque de cancer du sein peut être considérée comme établie. Cependant, il reste toujours à déterminer l'intensité, la fréquence, le type d'activité et les périodes de la vie pendant lesquelles l'activité physique confère une protection optimale.

Glucides et cancer du sein

Lors de la consommation de glucides, le niveau d'insuline augmente, ce qui pourrait affecter le risque de cancer du sein. La consommation de fibres (composés glucidiques) peut également influencer le risque de cancer du sein, une influence qui pourrait varier selon le statut en récepteurs hormonaux du cancer du sein.

L’influence des traitements hormonaux sur le risque de cancer du sein

Une précédente analyse révélait une augmentation sensible du risque de cancer du sein chez les utilisatrices de traitements hormonaux de la ménopause (THM), variable selon le type de THM utilisé. L'équipe E3N a affiné ses recherches sur l'influence des traitements hormonaux, qu'il s'agisse des différents types de THM ou des progestatifs en pré-ménopause.

Risque de cancer du sein et corpulence dans l’enfance et dans l’adolescence

Après avoir étudié la relation entre risque de cancer du sein et surpoids au cours de la vie adulte, l'étude E3N s'est intéressée à la silhouette à l'âge auquel se développe la glande mammaire. Si l'adiposité adulte est liée négativement au risque de cancer du sein en pré-ménopause, la raison n'en reste pas moins incertaine. L'excès de poids à la puberté ou pendant l'adolescence pourrait-il avoir une influence ?

L'alimentation joue sur le cancer du sein

Les Françaises sont de plus en plus confrontées au risque de cancer du sein. Cette évolution est lié à notre mode de vie : nous avons des enfants plus tard, allaiter est moins fréquent, les premières règles sont plus précoces... Notre alimentation jouerait aussi un rôle.

La relation entre folates et risque de cancer du sein après la ménopause

Une consommation adéquate de folates semble être importante pour la prévention du cancer du sein. Cependant, l'effet des folates peut être influencé par des facteurs associés à leur métabolisme. L'équipe E3N a cherché à évaluer la consommation de folates en relation avec le risque de cancer du sein et a examiné si son influence pouvait être affectée par d'autres facteurs alimentaires.

Risque de cancer du sein et acides gras trans

Quel rôle jouent les différents types d'acides gras sur le développement du cancer du sein ? En utilisant les échantillons de sang collectés, l'équipe E3N a pu mesurer leur influence. En Europe de l'Ouest et en Amérique du Nord, les femmes présentent le taux d'incidence de cancer du sein le plus élevé au monde, un taux qui est également en forte augmentation au Japon, tandis que des taux très faibles sont observés en Afrique ou dans de nombreux pays d'Asie. Parmi divers facteurs susceptibles d'expliquer ces différences d'incidence se trouvent le type d'alimentation et la nature des graisses. Les acides gras trans, produits par l'hydrogénation d'huiles végétales, sont particulièrement suspectés.

Relation entre allaitement et cancer du sein

Le cancer du sein reste l'un des cancers les plus fréquents chez la femme dans les pays occidentaux. Parmi les facteurs étudiés, l'influence de l'allaitement sur le risque de cancer du sein a fait l'objet de nombreuses études. Quoique différentes dans leurs démarches : sujets étudiés, méthodes, durées, ces études n'ont pu établir quel rôle pouvait jouer l'allaitement dans le développement de ce type de cancer.